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Valeurs juives - fêtes

Shavouot

 

shavouot

Lag Baomer, le 33ème jour du compte du Omer

Lag Baomer est traditionnellement célébré par des sorties (lors desquelles les enfants jouent à tirer à l’arc), des feux de joie, et d’autres réjouissances. Des milliers de Juifs se rendent à Mérone, dans le nord d’Israël) auprès du tombeau du grand sage et mystique Rabbi Chimone bar Yo'haï dont ce jour est la Hiloula (l’anniversaire de son décès).

Le sens du nom

Nombres 28, 26 An jour des Prémices, quand vous présenterez a l’Eternel I ‘offrande nouvelle, à la fin de vos semaines, il y aura pour vous une convocation sainte : vous ne ferez aucun travail. Deutéronome 16, 9-10 Puis tu compteras sept semaines : aussitôt qu'on mettra la faucille aux blés, tu commenceras à compter sept semaines. Et tu célébreras une Fête des Semaines en l'honneur de l’Eternel ton Dieu, en proportion des dons que ta main pourra offrir, selon que l’Eternel ton Dieu t’aura béni.
Chavouot est célébré le sixième jour du mois de Sivan. Le nom Chavouot est dérivé du mot chavoua (semaine), puisque cette fête se déroule sept semaines (une semaine de semaines) après Pessah. Dans la Torah, Chavouot est aussi appelé Hag haKatsir/fête de la moisson (Exode 23, 16) et Hag haBikourim/fête des prémices (premiers fruits) (Exode 34, 22). Dans le Talmud, Chavouot est identifié an don des Dix Commandements sur le mont Sinaï, c'est pourquoi il porte aussi le nom de Zeman Matan Toratenou/moment du don de notre Torah ou Révélation. A Chavouot, le peuple juif célèbre l’alliance avec Dieu et réaffirme son engagement à l'étude (Talmud Torah) et à la pratique (rnitzvah). L'evenement du Sinaï ne se limite donc pas au don de la Torah mais aussi à l’acceptation par Israël de la mise en pratique de cette Torah et a l'étude de celle-ci. La réponse du peuple juif devant le mont Sinaï, naasse venichma/ nous ferons et nous écouterons (Exode 24:7), nous engage à confronter constamment la vie et l’histoire avec les termes de cette Alliance. Dans certaines communautés, les anciens Benot/Bene-Mitzvah célèbrent un office de "confirmation" qui leur donne la possibilité à un âge plus avancé de "confirmer" leur attachement à la communauté et à la tradition.

Fêter Chavouot
C'est une mitzvah de célébrer Chavouot sept semaines après Pessah, le 6 Sivan, comme il est dit: Puis vous compterez chacun, depuis le lendemain de la fête, depuis le jour où vous aurez offert I'Omer du balancement, sept semaines qui doivent être entières ; vous compterez jusqu'au lendemain de la septième semaine, soit cinquante jours, et vous offrirez a I ‘Eternel une oblation nouvelle.... Et vous célébrerez ce même jour ; ce sera pour vous une convocation sainte et vous ne ferez aucun travail... (Lévitique 23, 15- 16 et 21).

Décoration du foyer et de la synagogue
II est d'usage de décorer son foyer et la synagogue avec des plantes vertes et des fleurs. Cette coutume est liée a la relation entre Chavouot et la moisson (Exode 23:16) qui se déroulait a cette période. Elle rappelle également l'ancienne pratique liée au Temple de Jérusalem lorsque les prémices des fruits étaient apportes pour y être offerts (ib 34:22). Le Talmud affirme qu'a Chavouot Dieu bénit les fruits des arbres (B. Roch Hachanah 16a). Cette coutume exprime donc aussi notre espoir d'une récolte abondante. Réaffirmer l’Alliance
C'est une mitzvah de réaffirmer la Berith conclue au Sinaï. La lecture des Dix Commandements pendant 1'office nous rappelle que nos ancêtres acceptèrent l'Alliance avec Dieu et s'engagèrent à étudier la Torah et à appliquer ses préceptes. Nous nous engageons à Talmud Torah/l'étude de la Torah et à la mise en pratique des commandements, renouvelant notre engagement à être le peuple de l'Alliance (Am Berit). Une des pratiques de Chavouot est d'étudier la Torah jusqu'à une heure avancée de la nuit. Cette étude est appelée Tikkoun Leil Chavouot/Institution de la nuit de Chavouot. Cette coutume fut établie et développée par Salomon Alkabetz et son cercle de cabalistes au 16eme siècle à Salonique. II l'introduisit dans tous les lieux où il vécut. La Tradition accorde à L’étude de la Torah une valeur capitale, à tel point que grâce à L’étude de la Torah... chacun acquiert des mérites pour le monde à venir (Chabbat 127a).

L'office de Confirmation
Dans certaines communautés, une cérémonie de Confirmation est célébrée pendant cette fête. Cette coutume est fondée sur la similitude entre les prémices et les adolescents. A Chavouot, les Juifs apportaient au Temple des offrandes composées des bikkourim/prémices de fruits. Aujourd'hui les adolescents qui sont I ‘espoir et la promesse de demain confirment ainsi leur attachement et leur engagement dans l’Alliance. Ceci leur permet d'approfondir leurs connaissances, les encourage à affermir leurs liens avec leur Tradition, témoigne de leur relation avec ceux qui récent la Torah au mont Sinaï (Exode 19,3-8 et Deutéronome 29, 9-14) et renforce leur amour pour Dieu et pour le peuple juif.

Lecture de la Meguilat Ruth/Livre de Ruth
La Meguilat Ruth est lue à Chavouot.
L'histoire de Ruth se déroule au temps de la moisson, c'est-à-dire a l’époque de Chavouot.
La tradition rabbinique a vu également un parallèle entre l'acceptation par Ruth de la Tradition et l’acceptation de la Torah par le peuple d'Israël. Cette lecture affirme également que la Torah n’est pas l'apanage du peuple juif, puisque le livre de Ruth affirme qu’une personne non juive peut à tout moment devenir juive et adhérer au principe de la Révélation tel qu'il est enseigné au sein du judaïsme contemporain (Aboudraharn Hachalem p.240). Une autre raison donnée pour lire Ruth à Chavouot est fondée sur la légende talmudique qui affirme que David, le petit-fils de Ruth, mourut le jour de Chavouot (Y. Betsah 2:4, 61c et Ruth Rabbah 3:2).

Plats particuliers
II est d'usage de manger des plats a base de lait. La Tradition a vu un rapport entre le lait, essentiel pour le corps, et la Torah, essentielle pour l'esprit (Deutéronome Rabbah 7:3, Cantique des Cantiques Rabbah 1:3).

Yzkor
II est d'usage de dire le Yzkor à Chavouot. Nous rappelons ainsi la mémoire des membres de notre famille et de nos amis disparus, ainsi que celle des martyrs de notre époque et des générations précédentes.

L'office communautaire
C'est une mitzvah de se joindre à la communauté pour célébrer Chavouot, en particulier pour l'office du matin lorsque les Dix Commandements sont lus dans la Torah. Nous affirmons ainsi notre lien avec notre peuple, son histoire et son espérance. Si la maladie empêche d'assister aux offices communautaires, les prières peuvent être dites chez soi.

Tzedakah
C'est une mitzyah de faire la Tzedakah avant le commencement de Chavouot.

Hospitalité
Personne ne doit être laisse seul ce soir-là. On doit prendre soin d'inviter les personnes isolées afin qu'elles puissent partager dans la joie les moments de la fête.

Compter l’Omer
Le texte biblique enjoint de compter les 50 jours entre Pessah et Chavouot à partir du lendemain du Chabbat de Pessah (Lévitique 23:15). Selon le Talmud, les Sadducéens interprétaient ce terme de façon absolue. La date de Chavouot variait donc chaque année. Mais les Pharisiens, c'est-à-dire les rabbins, comprenaient le terme chabbat dans ce texte comme voulant dire jour de fête et considéraient qu'il fallait donc compter depuis le lendemain du premier jour de Pessah, ce qui fixait la date de Chavouot au 6 Sivan, date qui n'apparait pas dans le texte biblique. Aujourd'hui encore, la période qui sépare Pessah de Chavouot est appelée sefira/compte ou sefirat haomer/compte de l’omer ou simplement omer, en souvenir de l'offrande d’un omer d’orge nouveau qui était présenté au Temple, le deuxième jour de Pessah.
Dans de nombreuses synagogues, lors de l'office du soir, on annonce le jour de l'Omer. On dit alors une benediction ; Beni sois-Tu Eternel, notre Dieu Roi du monde, qui nous as sanctifies par Tes commandements et nous as enjoint de compter l’omer. Puis le jour est annonce (voir Siddour Sefat Hanechamah p. 182).
Traditionnellement, cette période est considérée comme une période de demi-deuil. Selon la version talmudique, pendant les persécutions d'Hadrien qui suivirent le soulèvement de Bar Kohba, 1200 élèves de l'école de Rabbi Akiba furent mis à mort par les Romains entre Pessah et Chavouot (B. Yevamot 62b). Durant cette période et au moins jusqu'à son 33 -ème jour (Lag Baomer), on ne célèbre pas de mariages.