Valeurs juives - fêtes

Pessahallumage

Vous observerez la Fête des Azymes, car c'est en ce jour que J'ai fait sortir vos légions du pays d’Egypte : conservez ce jour-là dans vos générations, comme une institution perpétuelle. Le premier mois, lc quatorzième jour du mois à la tombée de la nuit. Vous mangerez du pain non levé et ce jusqu'au vingt et unième jour du mois au soir.
Pessah commence le 15 Nissan, dure sept jours er commémore la sortie d'Egypte.
Dans la Torah, cette Fête porte les noms : Hag HaAviv/Fete du printemps (Deutéronome 16,1); HagHaMatsot/Fête des azymes (Exode 12.20) et Hag HaPessah/fete de l’agneau pascal ou fête du passage
(Exode 12.17).
Les rites de cette Fête rappellent que ses origines agricoles et pastorales sont fondamentales dans l'histoire juive.
La libération du peuple juif de 1'esclavage égyptien est devenu un puissant symbole de rédemption, non seulement pour le peuple juif, mais aussi pour le monde entier. La Haggadah relatant l’expérience historique du peuple juif, affirme que l’esclavage ne se réduit pas à la domination physique, mais que dominer spirituellement ou dégrader socialement prive tout autant 1'individu de sa liberté.

Le principe qui gouverne la narration de l'histoire de Pessah dans la Haggadah est le suivant : on commence par le dégradant et on termine dans la dignité (M. Pesahim 10:4). C'est pourquoi, selon le Talmud (B. Pesahim 116b). On commence par rappeler que nous étions esclaves en Egypte, rappelant 1'esclavage physique, puis on parle de nos ancêtres qui étaient idolâtres, l’idolâtrie étant un esclavage spirituel. Le texte mentionne également une troisième forme d'esclavage on de dépendance, au niveau social et politique, celle du migrant et du requérant d'asile, en affirmant que mon père était un araméen errant. La Haggadah contient donc la mention de ces trois formes d'esclavage ou de dépendance, physique, idéologique et sociale.
Le Seder avec ses nourritures symboliques et sa liturgie élaborée est le moment culminant de Pessah autour du récit de la Rédemption : Chaque génération doit se considérer comme si elle sortait d'Egypte, comme il est dit : "tu donneras alors cette explication à tes enfants : c'est dans cette vue que l’Eternel a agi en ma faveur quand je sortis d'Egypte" (M. Pesahim 10:5).

Pessah, qui est appelé aussi Zeman Heroutenou'moment de notre libération, est un rappel de notre responsabilité envers ceux qui sont opprimes physiquement, spirituellement, idéologiquement ou politiquement. A Pessah, nous pensons à nos propres dépendances et nous exprimons notre solidarité envers ceux de notre peuple qui ne peuvent pas célébrer librement cette Fête.
L'expérience de la Rédemption de Pessah doit nous encourager h œuvrer en faveur de celle de toute l'humanité. Un midrach (Exode Rabbah 21.10) enseigne que la mer Rouge s'ouvrit lorsque le premier Juif y mit le pied. C'est pourquoi il est de notre responsabilité de faire le premier pas qui amènera l'ère messianique et la Rédemption.
Quatre chabbatot particuliers (appelés arba parachiot/quatre parachiot) précèdent Pessah. II s'agit de Chabbat Shekalim avant le 1er Adar, Chabbat Zakhor avant Pourim, Chabbat Parah après Pourim et Chabbat Hahodech avant le ler Nissan. Chabbat Parah rappelle le rituel de purification de la vache rousse (Nombres 19:1-22). La Haftarah (Ezechiel 36:22-36) traite de la vision eschatologique de la future purification du peuple d'Israël.
Chabbat Hahodech est le Chabbat qui precede le Icr Nissan (ou le 1er Nissan lorsque ce jour est un Chabbat). On lit Exode 12:1-20 qui décrit les préparatifs du peuple d'Israël en Egypte avant sa libération. Cette lecture nous invite à nous préparer pour Pessah.
Le Chabbat qui précède Pessah est appele Chabbat Hagadol/le grand Chabbat. Selon certains, son nom est dérive d'un verset de la Haftarah Malachie 3:4-24) : Voici que Je vais vous envoyer le prophète Elie avant le grand et terrible jour de l’Eternel.