Valeurs juives - fêtes

Tou Bi shevatallumage

Le 15 chevat, est appelé dans la Michnah Roch Hachanah la'ilanot/nouvel an des arbres.

L'usage est de manger des fruits (dans la mesure du possible 15 sortes différentes provenant d'Israël ou y poussant. Les cabalistes ont développé un Seder sur la base de celui de Pessah, appelé Seder Tou Bichevat et attribué au cabaliste Hayim Vital.
De nombreuses communautés libérales ont réintroduit cette pratique..

Depuis la renaissance de l'Etat d'Israël, l'usage est de planter ou d’y faire planter des arbres.

Dans la Bible...

Éléments essentiels de la vie dans le croissant fertile, les arbres fruitiers occupent une place de choix dans la Bible hébraïque et les versets qu’elle y consacre forment le noyau de la fête de Tou Bichvat bien que ce jour n’y soit pas mentionné ni évoqué.

Parmi les nombreuses ordonnances du « Code de sainteté » figure la façon de traiter ces arbres : il convient, après les avoir plantés, d’en considérer pendant trois ans les fruits comme une excroissance (orlah) à laquelle il est défendu de toucher ; la quatrième année suivant leur plantation (neta revaï), ces fruits doivent être consacrés à Dieu et ne peuvent servir au profit personnel qu’à partir de la cinquième année.

Sur les sept espèces énumérées par Moïse pour illustrer la fertilité de la terre d’Israël, cinq sont produites par des arbres3 (le raisin, la figue, la grenade, l’olive huileuse et la datte). L’un des bienfaits dont Dieu comble le peuple d’Israël est qu’ils jouiront, en prenant possession du pays, de vignobles et d'oliveraies qu’ils n’auront pas plantés. Il convient de lui en rendre grâce en prélevant les dîmes sur les produits de la terre au long des six premières années du cycle septénaire de celle-ci. Ces dîmes, prélevées en sus de la dîme réservée aux prêtres, doivent être apportées dans la localité du sanctuaire ou converties en argent à dépenser dans cette localité, et consommées en état de pureté rituelle par l’agriculteur lors des première, seconde, quatrième et cinquième années et par les Lévites (ainsi que, plus tard, les nécessiteux) au cours des troisième et sixième années du cycle ; il n’y a pas de dîme la septième année.

Enfin, les arbres fruitiers sont si précieux qu’il est interdit de les détruire lors d’un siège militaire car « l’homme est un arbre du champ »6. Le juste est également comparé au palmier ou au cèdre7 et ses fruits ainsi que la Torah à un « arbre de vie »