Valeurs juives - fêtes

Pourimallumage

L'histoire de Pourim nous rappelle la soif de pouvoir des despotes et leur haine des Juifs qui, fidèles à leur rradition, refusent la compromission devant la raison dEtat.
Le Chabbat qui précède Pourim est appelé Chabbar Zakhor/Chabbat souviens-toi, car on y lit un passage supplémentaire de la Torah qui commence par ces mots : zakhor èt achèr assa lekha Amalek/souviens-toi de ce que te fit Amalek (Deutéronome 25:17-19).
Dans la Tradition, Amalek est identifié à Aman qui symbolise l'ennemi implacable du peuple d'Israël.

Une des leçons de ce livre est donc de montrer que des Juifs conscients de leur héritage et de leur identité peuvent mieux servir le monde qui les entoure et mieux s'opposer aux menées irrédentistes de leurs adversaires, puisque la délivrance apparaît dès le moment où Mardochée et Esther affirment leur identité. Il insiste sur la nécessité de ne pas cacher notre identité, de prendre les mesures nécessaires, y compris politiques, pour assurer la défense de notre existence et d'agir avec détermination.

Pourim, qui rappelle les événements relatés dans la meguillat Esther/Rouleau d'Esther, est célébré le 14 Adar.
La Meguillat Esther nous rappelle que Mardochée, parent d'Esther, refusa cde se prosterner devant Aman, le vizir du roi Assuérus. C'est ce refus qui déplut à Aman et lui fournit le prétexte pour essayer de mettre en route le processus d'extermination du peuple juif. L'accusation d'Aman est devenue le paradigme de l'antisémitisme. Pourim rappelle ainsi les dangers qu'affronte toute minorité. Les sentiments de haine sont encore, hélas, très répandus. L'antisémitisme n'a pas disparu et cependant le peuple juif a survécu. C'est pourquoi Pourim est une histoire et une fête joyeuses, et rappelle que l'on peut triompher du mal absolu.

C'est une mitzvah d'observer la fête de Pourim le 14 Adar. C’est également une mitzvah de lire la Meguillat Esther et de célébrer la fête en communauté. La lecture est prescrite le soir et le matin de Pourim. Pendant la lecture, lorsque le nom d'Aman est prononcé, il est d'usage de faire du bruit en utilisant des crécelles.
Cette journée doit être festive et joyeuse. Une grande liberté est laissée à chacun, ce qui fait de Pourim un cas unique parmi les fêtes juives. Pourim est mentionné comme un jour de festin, de réjouissances et une occasion d'envoyer des présents de l'un à l'autre et des dons aux pauvres (Tsedaka).
Le Talmud autorise la consommation d'alcool. Rava a dit : une personne peut boire jusqu'à ne plus savoir qui est Mardochée le béni et qui est Aman le maudit (B. Meguillat 7b). C’est le seul jour où une telle conduite est tolérée et même encouragée.

Jeûne d'Esther : La veille de Pourim, ou le jeudi précédant cette fête (lorsqu'elle est célébrée le dimanche, puisqu'on ne peut pas jeûner un Chabbat, sauf à Kippour), il est d'usage de respecter un demi-jeûne, depuis le lever du soleil jusqu'au coucher du soleil, en souvenir des trois jours de jeûne qu'Esther demanda à tous les Juifs d'observer et qu'elle-même respecta avant de se présenter devant Assuérus pour essayer de sauver le peuple (Esther 4, 15-17).